Sachez vivre sans crainte. Sans obsession qui arrache le coeur à vivre. Sans obligation imposée au non contrôle de soi. Des mots pour calmer, mots pour s'apprendre à aimer. On oublierait les poussières, maux à se tordre, et pleurs à s'étouffer. Au coin d'une petite lumière, on ne se retrouve qu'en solitude, meurtri par de si tendres choses à dire, difficiles à entendre par la possibilité de la crainte qu'elles font naitre, par la sincérité des sens qu'elles touchent. La peur au ventre de se donner et de se perdre dans un autre coeur, une autre âme, un autre monde à partager. Choses si tendres qui n'ont pas d'alternative à voir le jour, à se donner la peine d'exister, d'être formulée, avec le si peu d'amour propre que l'on possède et le manque de patience cohésive et d'ouverture d'esprit des gens qui gravitent autour de notre existence.Trop de choses, et toute une vie qui s'abandonne. Incapacité à raisonner, à faire le point. Les pensées éclatent comme des bulles de savons, avant de prendre leur essence même d'existence. On ne croit plus en rien, plus en soi. On ne croit plus rien, plus les mots des autres. Perdu, sans aucun pouvoir. On se sent si parfaitement partagé entre la contradiction de c'te pulsion qui nous pousse à faire, et la folie grandissante de c'te connerie de vie, dont on se rend compte après coup, et qui blesse. Toute cette merde que l'on brasse, que l'on fait, que finalement on est. Naïve et lâche, surement. Faible et adoratrice de l'état de destruction, ainsi totalement. Trop de choses. Trop de choses dans la tête qui se mélangent. Des avis à changer, trop infondés, sur lesquels on ne devrait pas s'appuyer mais qui pourtant sont nécessaires pour grandir, pour évoluer. Pour refaire toute une vie, je crois. On ne trouve de la sincérité nul part finalement. Tout est confiance aveugle, à des quelqu'uns que l'on ne connait pas tellement. Avec du recul, il me semble qu'on ne connait personne finalement. Un brin de paranoïa s'installe, on la sent. Tout fait peur et tout attire. Les mauvaises choses surtout. Parce qu'on ne connait jamais les limites que l'on s'efforce de contourner. On ne délimite jamais les choses, on ne s'en donne pas les facilités, pas les possibilités de définir, simplement. Les opposés aux extrêmes sont violents, trop ardents et complexes, et la complication semble apparaitre solution à tout. Elle s'installe si facilement dans cette vie, tourne les vices si perversement sans qu'on y voit l'arnaque, en temps voulu. On en vante les mérites, parfois. Substantifs ridiculement névrotiques. " Femme libérée " qu'il disait, l'expression joyeuse en bouche, béante et niaise. Foutaise, on vit dans son mal, et on se berce au sein de ses histoires. Multiples, mais loin d'être toutes en état terminal et touchant au but ultime. Non non, loin de toutes. Alors, un peu en retrait mais toujours à la vue, on se cache pour mieux se faire trouver, peut etre. Engrenage, et manque de rencontres inattendues, chavirantes. Manque de tact au coeur, en ses mots. Enfin, arrêter de se faire du mal n'est pas une chose simple, surtout quand l'habitude de vie y a pris sa place. Surtout, quand cet aspect se lie à de plus complexes, de moins sympathiques et plus anéantissant. Que dis-je ici. Trop de choses encore. Allez, ce n'est pas si grave. On en connait d'autres des soirs comme celui-là. Simple vie de merde.